Ce matin nous partons à la découverte de la ville, en commençant par l’un de ses points essentiels : le Largo Petrolo. C’est une place de forme vaguement triangulaire soutenue côté mer par un immense mur d’environ 20 mètres de hauteur et 250 mètres de longueur à côté duquel nos plus grandes restanques paraissent minuscules. Sur la place une grande roue attend les touristes. Autour d’elle quelques dizaines de cabanes fermées donnent à la place un petit air de marché de noël. Ce sont les stands du marché « artisanal ». La Cala Petrolo, au pied du mur, est la plage de sable (et de galets) la plus proche du centre ville.
Depuis le sommet du grand mur nous observons les dizaines de bateaux, petits pour la plupart, qui partent en balade. La location de ces embarquations est une activité florissante. Les stands des loueurs se rencontrent sur le port, bien sûr, mais aussi un peu partout dans la ville. Au loin on aperçoit la longue jetée qui protège le port de la houle venue du nord.
Nous redescendons de notre perchoir pour aller voir de plus près cette jetée, avec l’espoir qu’on puisse s’y promener et que la vue sur la ville, à son extrémité, soit intéressante. Malheureusement elle est fermée au public et nous nous contentons d’une jetée plus courte et plus proche pour observer Castellammare del Golfo depuis la mer.
Après une après-midi passée à ne rien faire sur la Cala Petrolo, nous dînons d’un couscous de poisson au restaurant « La Cambusa », sur le port, tout près de notre appartement. Le couscous est une spécialité de Castellammare del Golfo, qui accueille chaque année une grande compétition internationale de ce plat. Celui que nous mangeons est assez éloigné de ce qu’on appelle habituellement un couscous. C’est un plat de semoule agrémenté de morceaux de poisson et que l’on mouille d’une bonne soupe de poisson. C’est très bon et ça donne des idées.
A la nuit tombée nous retournons au Largo Petrolo. La grande roue est illuminée et un groupe ambiance les lieux avec un mélange improbable de saxophone et de techno boum-boum. Au pied du mur, sur la Cala Petrolo, le bar de plage accueille lui aussi un concert de techno boum-boum et le mélange des boum-boums du haut et des boum-boums du bas forme une cacophonie assez formidable.
Les cabanes du marché artisanal sont ouvertes et confirment l’impression première. A l’exception des éventails tout ou presque trouverait sa place dans un de ces marchés de noël que l’on voit tous les ans un peu partout. Certains objets sont plutôt bien travaillés et parfois intéressants. La plupart sont assez quelconques et pourraient venir d’une fabrique locale sans grand talent, de Chine, d’Inde ou d’ailleurs.




