Premières plongées à Castelllammare del Golfo avec le Centro Sub Atlantis. Giovanni, le patron, et l’ensemble du personnel sont très sympathiques. On plonge dans la réserve marine Zingaro qui n’est pas un cirque, contrairement à ce que le nom pourrait laisser croire. Le temps est calme, la mer aussi. Après une vingtaine de minutes de bateau nous arrivons au site de la première plongée, tout près du village de Scopello. L’endroit est célèbre pour son ancienne pêcherie au thon du XIIIème siècle, jadis l’une des plus importantes et plus vieilles de Sicile. Elle était encore active dans les années 1980.
Nous allons plonger autour des rochers qui prolongent la petite pointe où se trouve la pêcherie transformée en chambre d’hôtes et lieu de réception pour gens fortunés.
La température de surface est de 30° mais dès les 10 mètres de profondeur on traverse la thermocline et elle descend à 20°. Aujourd’hui nous ne descendrons pas à plus de 18 mètres et la températures restera assez haute pour que je puisse la supporter avec la seule Shark Skin. Quelques petites murènes communes nous observent avec circonspection du bord de leur trou.
On voit des nudibranches, surtout des flabellines mauves.
La deuxième plongée, plus près de Castellammare, est à la Testa alla Porta (le cap à la porte). On comprend tout de suite le nom en voyant ce gros rocher percé d’une ouverture autour duquel nous allons nous promener.
La visibilité est assez mauvaise et le courant parfois fort. Nous nous collons donc aux rochers et observons les petites bêtes qui y vivent, comme ce bébé rascasse que nos lampes dérangent.
A nouveau de petites murènes communes au fond de leur trou.
Les nudibranches abondent. Nous avons la chance d’admirer une flabelline mauve de grande taille (au moins 4 ou 5 centimètres), la plus grande que j’aie jamais vue.
Il y a d’autres espèces de nudibranches, comme cette jolie hervia pélerine.
Dans la chaleur un peu étouffante de l’après-midi nous décidons de visiter la citadelle et la Chiesa Madre Santuario Maria Santissima del Soccorso, la plus importante de Castallammare. Nous espérions y trouver un peu de fraîcheur mais nous sommes déçus sur ce point.
La citadelle ne se visite pas vraiment. Elle abrite cependant plusieurs musées, dont le musée ethno-anthropologique Annalisa Buccellato, ouvert à notre passage, et qui donne un aperçu de l’architecture. On y trouve tout un bric-à-brac de vieux outils, fourbis, trucs et autres machins.
A l’entrée une vitrine expose des objets technologiques du début du siècle dernier, dont des téléphones à manivelle, des machines à écrire mécaniques et des postes de radio gigantesques.
Dans un coin une vieille cardeuse attend la laine. Elle ressemble bigrement à celle que mon grand-père utilisait lorsque j’étais jeune pour carder la laine à matelas.
La Chiesa Madre Santuario Maria Santissima del Soccorso est pleine de ventilateurs mais ils sont à l’arrêt. Il fait aussi chaud dedans que dehors. Au moins, nous sommes à l’abri du soleil. L’église date du XVIIIème siècle et son intérieur est assez lumineux.
Près de l’entrée un groupe sculptural représente un évêque jovial au pied duquel trois bambins prennent un bain dans un baquet en bois. Cette bonne humeur change des représentations de martyres de toutes sortes. C’est presque rafraîchissant.












