Pas de plongée aujourd’hui, faute de clientèle assez nombreuse. La météo annonce des températures à faire fondre les pierres. Nous partons de bonne heure pour éviter la chaleur en direction de la grande plage à l’est de Castellammare. Elle commence à environ un kilomètre de notre appartement et forme le fond du large golfe entre Castallammare et Città del Mare-Peria del Golfo, soit un peu plus de 15 kilomètres.
Notre intention première était de nous y baigner mais en approchant nous constatons qu’il n’y a pas d’ombre. Même les parasols de location n’en projettent guère en cette heure matinale où le soleil est encore bas. Il n’y a pas d’eau non plus, les gens ont de l’eau au genou alors qu’ils sont déjà à 50 mètres du bord.
Demi-tour donc. Nous nous arrêtons pour faire trempette à la Cala Petrolo où nous nous sommes déjà baignés dimanche, et où il y a de l’eau et de l’ombre au pied de la grande muraille, côté est.
Le reste de la journée est placé sous le signe de l’évitement de la chaleur. Déjeuner dans un restaurant climatisé sur le port, lecture au frais à la maison. En fin d’après midi nous tentons tout de même une sortie pour voir le petit parc arboré dont l’entrée est toute proche de chez nous. Il monte jusqu’à un belvédère d’où on a une belle vue sur le port.
Nous redescendons par le Corso Giuseppe Garibaldi, qui est l’artère commerçante principale de Castellammare. Une partie est piétonne et agrémentée de grands pots de fleurs ou de plantes grasses. Les cache-pots sont de métal peint de couleurs vives.
Avec la chaleur et la sécheresse même les figuiers de barbarie souffrent. On en a vu dont les raquettes toutes fripées pendaient misérablement. Il en va de même des autres plantes grasses. Ce crassula ovata, toujours dans un des jolis pots du Corso Giuseppe Garibaldi, bien qu’un peu jaunâtre, semble échapper au désastre. Sans doute est-il un peu arrosé de temps en temps.
Ces derniers jours nous avons croisé d’autres plantes en ville, dont quelques unes sont plutôt étonnantes.
Tout près de chez nous, sur un palier d’escalier entre deux rues, quelqu’un a accroché deux pantalons et quelques escarpins à la balustrade, les a remplis de terre et ainsi transformés en jardinières. Original.
Sous la grande arche qui soutient le Corso Giuseppe Garibaldi passe une ruelle bordée d’arbres étranges au tronc verdâtre épineux et aux fleurs magnifiques qui rappellent celles des hibiscus ou des lys. Recherche faite il s’agit d’arbres bouteille (ceiba speciosa), ainsi surnommés parce qu’en grandissant leur tronc prend progressivement la forme d’une bouteille d’Orangina. Nous en avons déjà vu, même en France métropolitaine, sur le port de Menton, mais jamais nous ne les avions observés en fleur.
On trouve aussi des hibiscus. Certains sont de véritables arbres de 4 à 5 mètres de hauteur. Nous qui sommes jaloux du climat de Menton où ils poussent en pleine terre mais restent tout de même à l’état d’arbustes, nous voici doublement frustrés. Mais s’il faut, pour faire pousser des hibiscus-arbres, supporter la chaleur torride d’aujourd’hui, il y a de quoi hésiter.
Les bignones et les bougainvilliers se plaisent bien ici. Ils grimpent à l’assaut des immeubles jusqu’à des hauteurs impressionnantes.








