Nous avons quitté Castellammare pour Trapani, à environ 50 kilomètres et une heure de taxi. En milieu d’après-midi nous allons tester la plage la plus proche de notre appartement, à côté de la place Vittorio Emmanuele II. Il n’y a pas d’ombre et guère d’eau mais c’est tout de même rafraichissant. Nous remarquons les trottoirs en bois qui mènent de la route à l’eau et permettent aux personnes en fauteuil roulant d’accéder à la baignade.
Nous suivons ensuite la promenade qui longe la mer le long de la côte nord-ouest. C’est un bel endroit où il doit faire bon courir. J’irai vérifier ça demain matin si la température descend un peu.
En explorant la ville historique nous passons devant la poste centrale, grand bâtiment de style art nouveau, et qui date de 1927.
L’intérieur est encore plus remarquable que l’extérieur. Une grande verrière colorée éclaire les guichets disposés en arc de cercle, dans une salle délimitée par des colonnes de marbre.
Les guichets eux-mêmes sont joliment décorés de deux petits vitraux superposés. Celui du bas porte le numéro et celui du haut indique la fonction du guichet. Le cadre en fer forgé qui les entoure est magnifique, surtout les petits triangles spiralés qui ferment les côtés du panneau du haut.
La rue Garibaldi (encore lui) est une artère commerçante qui compte pas mal de restaurants et de bars. Une rue intéressante pour nous, donc, et nous la parcourons avec application. Devant l’église Santa Maria Dell’Itria un bar a sorti sur le trottoir du mobilier de style au revêtement bleu électrique.
La porte monumentale en bronze (ou en cuivre) de l’église devant laquelle s’étale ce salon classique est, elle aussi, intéressante. Elle est divisée en 36 panneaux carrés avec décors en relief. Elle rappelle la porte du baptistère de Florence.
L’église date des XVIIème et XVIIIème siècles. Sa façade est également intéressante malheureusement la rue est étroite et on ne peut pas la photographier correctement.
Pour rentrer chez nous après cette balade en ville nous traversons le parc « Villa Regina Margherita » dont les arbres sont tout à fait imposants. Ce sont, pour la plupart, de très vieux ficus.
La place Vittorio Emmanuele II a sa statue du grand homme, le « roi gentilhomme » et « père de la patrie ». La statue est cependant un peu malicieuse car le grand homme paraît plutôt petit et boudiné, et son chapeau est franchement ridicule. Pour parachever le tout, sa barbe et ses moustaches lui donnent un air de personnage de bande dessinée. Peut-être le sculpteur avait-il une dent contre Victor, et les commanditaires trop peu de jugeote pour s’en apercevoir. Ou peut-être ce style est-il passé de normal à grotesque en passant de mode.









