Aujourd’hui ce sont les dernières plongées à Castellammare. Nous commençons par la Grotta dei Gamberi. Il faut descendre à 35 mètres mais ça vaut le coup. La grotte est remplie de petites crevettes narval qui se carapatent dès que nos lampes les illuminent. Pas de photo de crevettes, donc, elles sont trop petites et trop farouches.
En ressortant on tombe sur une belle langouste qui prend le frais sur le pas de sa porte.
Pour la deuxième et dernière plongée nous retournons à Sotto la Galleria où nous explorons le fond et ses grottes. Nous explorons tellement le fond que l’ordinateur de plongée (un Leonardo de Cressi) ne me le pardonnera pas et m’infligera 20 minutes de paliers de décompression. Il n’aime pas du tout les plongées successives profondes. Ce sera donc une plongée très, très longue d’environ une heure et 20 minutes. Mes compagnons de plongée, dont les ordinateurs sont moins sévères, remonteront sur le bateau sans moi et ne m’en voudront même pas de cette attente.
Une rascasse dort sur un petit rebord de roche.
Tout au fond d’une des grottes, sur le fond sableux, une belle torpille électrique marbrée fait comme si nous n’étions pas là.
En remontant nous croisons un long filet de pêche immergé vers 20 mètres de profondeur. Je n’ai pas pensé à demander s’il était perdu ou en service. Vu son état je penche pour la première option. J’aurais dû suggérer à nos amis du club de plongée de le retirer pour éviter que des poissons n’y soient piégés.
Tout près de la surface un banc de petites carangues fait des aller-retour devant nous.
Depuis les bateaux qui nous emmènent en mer on voit une grosse église à deux tours tout en haut de Castellammare, au-dessus de l’espace vert sur la photo.
En fin d’après-midi, malgré la chaleur toujours écrasante, nous décidons de prendre notre courage à deux mains et de faire correctement notre métier de touristes. Nous grimpons la côte, jusqu’aux faubourgs les plus élevés de Castellammare, pour aller voir cette église.
Du haut de la ville on peut admirer les ruelles qui descendent vers la mer.
L’église di San Giuseppe date du XIXème siècle. Elle est en pierre jaune granuleuse, un peu comme du tuf volcanique. C’est la deuxième par la taille à Castellammare, après l’église principale près de la citadelle.
L’intérieur est clair et simple. Le mobilier semble plutôt moderne et un peu audacieux pour une église sicilienne. Mais ce pourrait être de l’art nouveau.














