Aujourd’hui nous partons chacun de notre côté, Anne pour une balade en bateau dans la réserve Zingaro, moi pour plonger dans la même réserve.
La bateau de promenade fait plusieurs arrêts dans des criques et au milieu des rochers.
Certaines anses sont remplies de bateaux de location ou de promenade mais il y a aussi des coins plus tranquilles.
Le village de Scopello est une halte obligatoire de ces promenades.
Ici le marchand de glaces se déplace en bateau depuis Castellammare. Comme sur terre la musique annonce et accompagne les glaces.
Parmi les bateaux de promenade on remarque immanquablement le bateau pirate à la forme improbable, avec son château arrière démesuré et sa hauteur sur l’eau qui interroge sur la stabilité de l’ensemble.
Pendant ce temps les plongeurs sont arrivés à leur destination. La première plongée explore l’épave du Capua, un petit cargo de 400 tonnes, 45 mètres de longueur et un peu moins de 8 mètres de largeur. Il a coulé en 1943 alors qu’il transportait des armes de Trapani à Tripoli pour les troupes italiennes en Afrique du nord. Il semble qu’un incendie suivi d’explosions soit la cause du naufrage. On ne sait pas trop pour quelles raisons il a pris feu mais plusieurs théories suggèrent un incendie volontaire par l’équipage épuisé par le conflit ou craignant une attaque de sous-marin britannique.
Tous les membres d’équipage ont été sauvés. L’épave gît par 38 mètres, en un seul morceau, sur un fond sableux. Le pont supérieur a presque entièrement disparu et laisse voir l’intérieur. Il y a pas mal de vie dans et autour du navire.
Une belle rascasse se repose sur la plage avant.
Sur les flanc, à l’extérieur, des flabellines mauves se balancent au gré des courants. Celle-ci est assez grosse et immobile pour qu’on puisse la photographier en gros plan et admirer ses cérates (les pointes qui la hérissent) et ses deux rhinophores annelés, dressés sur la tête, qui sont ses principaux organes sensoriels.
On trouve aussi des vers plats roses de Méditerranée, qui font penser à des nudibranches mais qui n’en sont pas.
La deuxième plongée sera bien moins profonde, sécurité oblige. Nous visitons à nouveau les « faraglioni » (les rochers) de Scopello, juste au large du village.
A nouveau des rascasses miniatures.
Dans un trou une belle cigale de mer nous regarde passer.















