Ce matin la chaleur est déjà bien installée et la météo annonce 39° à 40° dans l’après midi avec un taux d’humidité compris entre 80% et 100%. La température ressentie, quoi que cela puisse être, est estimée à 47° en milieu d’après midi. Le soleil est toutefois voilé par toute la vapeur d’eau qui trouble l’atmosphère. On dirait que la mer est en train de s’évaporer. La lumière jaunâtre donne au port un aspect bizarre qui siérait bien à un film post-apocalyptique.
Les filets de pêche attendent les pêcheurs sur le quai devant les barques.
A la sortie du port trois chalutiers rouillent. Deux au moins ont l’air trop usés pour servir encore.
Entre les barques et les chalutiers il y a tout un éventail d’embarcations intermédiaires. Il en faut beaucoup pour alimenter tous ces restaurants de poisson qui montrent leurs pêches du jour dans des vitrines réfrigérées, sur le trottoir, de l’autre côté du quai.
La première plongée est, comme d’habitude, au cœur du parc naturel Zingaro, à la Grotta della Ficarella.
La faune est plutôt rare et de petite taille pour un parc naturel, mais avec des centaines de bateaux pour touristes qui viennent là tous les jours, c’est peut-être normal. On est très loin des standards de protection d’une réserve marine comme celle d’Ustica, au nord de Palerme, où nous avons plongé en 2019.
Une petite rascasse rouge de 7 ou 8 centimètres à peine résume bien cette situation, tout comme les mérous de 20 ou 30 centimètres. Nous n’avons encore vu aucun barracuda, sans parler des sérioles ou autre gros prédateurs.
Dans les trous on voit tout de même quelques vers tubicoles, comme ce phoronis au lophophore en fer à cheval.
A la fin de la première plongée nous tombons enfin sur une murène de belle taille, hors de son trou, qui plus est. Elle ne reste pas longtemps avec nous et se réfugie bien vite dans une cavité.
La deuxième plongée nous permet de revisiter Sotto la Galleria que nous avons découvert hier. Mais comme nous parcourons le site en sens inverse tout a l’air nouveau. Au fond de la grande grotte un beau bernard-l’ermite agite ses pattes velues.
Il y a ici d’autres espèces de vers annelés tubicoles que les phoronis. Une jolie sabelle oscille dans le courant.
Nous voyons à nouveau des vers de feu, en groupe de 3 ou 4, cette fois.
Après la deuxième plongée nous faisons un arrêt supplémentaire à la Punta della Porta pour que Morgan puisse donner la leçon d’orientation à deux plongeurs qui passent le brevet PADI « Advanced Open Water ».
Tout le monde saute à l’eau pour explorer les rochers de la pointe. Je reste à bord avec Giovanni, à l’ombre du parasol, en attendant la fin de la leçon. C’est un moment de calme agréable et la chaleur semble bien moins étouffante ici, sur l’eau, qu’en ville.













