Ce matin le départ pour deux plongées à Pianosa est très tôt (rendez-vous à 7h30 au bateau) car le temps est incertain et les prévisions météo sont moins mauvaises pour la matinée. En sortant du port on voit l’Atlantis, un beau 3 mâts qui vient mouiller ici de temps en temps.
Après une panne de moteur vite réparée par Domenico qui connait son bateau aussi bien que les fonds marins, nous naviguons une heure environ par une assez forte houle et sous des averses passagères. L’amarrage à la bouée numéro 3 est assez délicat et on est obligés de s’y reprendre à 4 ou 5 reprises. Le bateau tangue et roule beaucoup, ce qui rend l’équipement plutôt sportif, mais vers 10 heures moins le quart nous sommes enfin au fond et nous pouvons d’entrée de jeu admirer un banc de barracudas qui croise un banc de castagnoles.
On voit plusieurs dentis (dentex dentex) en chasse. Ils n’ont pas l’air de rigoler et on ne voudrait pas faire partie de leur régime alimentaire.
Près du fond on rencontre plein de mérous de belle taille, pas farouches du tout, qui se laissent approcher facilement.
Lors de notre remontée nous faisons une petite pause sur un plateau planté de posidonies et nous avons la chance de croiser un groupe de perroquets bariolés de jaune, de blanc et de rouge. Ils sont magnifiques mais un peu timides et mieux vaut ne pas trop bouger ni faire de bulles pour les approcher.
Encore des mérous qui, cette fois, viennent au contact. Je soupçonne que, malgré les interdictions, des plongeurs les nourrissent et qu’ils viennent voir si nous n’aurions pas quelques œufs durs dans les poches de nos stabs.
Qu’ils soient familiers est plutôt pratique pour les prendre en photo mais point trop n’en faut. Je suis obligé de m’écarter d’un gros pépère très curieux pour éviter le contact et avoir un peu plus que ses narines sur ma photo.