Ce matin, malgré la pluie, nous partons en balade pour faire le tour du massif du mont Capanne. Cap à l’ouest de Marina di Campo, donc. La route devient vite très sinueuse. Elle monte et descend en lacets au gré des caps que nous franchissons. Après une demi-heure nous arrivons sur la côte ouest de l’île d’où on voit assez bien la Corse à l’horizon. De ce côté la végétation est rase, beaucoup moins luxuriante que les paysages que nous avons vus jusqu’ici. Les pins parasol ont presque tous cédé la place aux figuiers de barbarie et autres plantes des milieux arides.
En continuant notre tour nous atteignons la côte nord où la route s’éloigne de la mer pour s’enfoncer dans le massif du mont Capanne. Nous arrivons à Marciana, jolie petite ville à flanc de montagne. C’est de là que part le télécabine qui monte au sommet du mont Capanne. Il fait un peu frais, le vent et la pluie sont de la partie, on reviendra prendre le télécabine lorsque les conditions météo seront meilleures. Nous nous arrêterions bien tout de même à Marciana pour visiter mais les parkings sont difficiles d’accès, il y a un véritable embouteillage, nous passons notre tour. Nous visiterons une prochaine fois.
Du même point de vue on aperçoit également la petite ville voisine de Poggio.
À Poggio nous parvenons à nous arrêter un moment pour arpenter les placettes, les ruelles et admirer les fleurs qui embellissent tout ça.
L’église ne possède pas de lustres en cristal mais elle a un tout petit orgue à 25 tuyaux visibles (il y en a peut-être d’autres, cachés derrière ceux-là). A la porte de l’église un panneau fait la liste des personnes célèbres qui ont séjourné à Poggio. La plupart nous sont inconnues. On reconnaît Winston Churchill, quelques Windsor, Pierre Balmain et le peintre Chirico. C’est amusant cette soif de célébrité, même pour les plus petits villages. Cela fait penser à Gourdon où le château arbore fièrement une plaque indiquant que la reine Victoria a (peut-être) passé la nuit ici. Ou à Mison, petit village quelque part sur la route Napoléon entre Sisteron et Laragne-Montéglin, où un panneau d’entrée d’agglomération rappelle que l’inventeur de l’horloge parlante est né là.
Nous terminons notre balade à Marciana Marina, en bord de mer, où nous déjeunons. C’est une jolie petite station balnéaire mais sa plage est bien petite, comparée à celle de Marina di Campo. Pour rentrer à la base nous prenons la route qui traverse l’île du nord au sud en passant par La Pila, bien plus rapide que le grand tour par l’ouest.